Salman Rushdi "accuse" l'Islam de "régression"

Londres : L'auteur des "Versets sataniques" dont la tête avait été mise à prix suite à une fatwa de l'ayatollah Khomeyni, continue de s'attaquer à l'Islam, évoquant une religion "en régression". 

Sous le titre Joseph Anton, son pseudonyme de fugitif, l'écrivain britannique d'origine indienne Salman Rushdie publiait mardi ses mémoires sur Le Monde, accusant directement l'islam et regrettant que cette religion soit en pleine "régression": "C'est une tragédie que l'islam régresse à ce point", explique-t-il.

L'écrivain avoue, toutefois, que sa vision de l'islam a évolué : C'est vrai, ma vision des choses est plus tranchée aujourd'hui. Il faut dire que j'ai traversé une épreuve qui m'a obligé à prêter attention à ce qui se passait dans le monde musulman. Or quelque chose a mal tourné au sein de l'islam."


Il ajoute: "C'est assez récent. Je me souviens, quand j'étais jeune, beaucoup de villes dans le monde musulman étaient des cités cosmopolites, de grande culture. On surnommait Beyrouth le "Paris de l'Orient". L'islam dans lequel j'ai grandi était ouvert, influencé par le soufisme et l'hindouisme, ce n'était pas celui qui est en train de se répandre à toute vitesse. C'est pour moi une tragédie que cette culture régresse à ce point, comme une blessure auto-infligée. Et je pense qu'il y a une limite au-delà de laquelle vous ne pouvez plus blâmer l'Occident. Parfois, vous savez, les problèmes sont vos problèmes. Cela dit, s'il y avait le moindre signe qu'une société musulmane était capable de créer une démocratie ouverte, je changerais d'avis."


Salman Rushdi assure que ses propos sont loin d'être des préjugés, mais résultent d'une réflexion. L'on devrait être libre de critiquer l'Islam sans être jugé xénophobe. " Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix.", déclare-t-il sur Le Monde.


L'on se demande si, Rushdi, en accusant l'Islam de "regression", évoque l'Islam comme religion, ou l'Islam comme "pensée", "réactions", ou "prise de position".. toute la différence pourrait résider dans ces nouvelles "options" ! 




Mis en ligne le 22/09/2012

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